Fast & Furious: Tokyo Drift - l'inspiration cachée (S-kooP) posté le lundi 03 décembre 2007 15:06

trop fake cette couv 

Cet interview est extraite du magazine « Fake », le célèbre mensuel qui prêche le faux pour savoir le vrai.  

Fake : Bonjour Neal Moritz ! Vous êtes le producteur chevronné des Fast & Furious, SWAT, Torque, XXX etc...

Neal : Tout à fait, mais qu’entendez-vous par « chevronné » ?

Fake : Bah ça veut dire que vous avez beaucoup de chevrons (rires)

Neal : ah oui, sur la tête ou sous le capot ? ahaha...

Fake : hmmm...bon aujourd’hui, vous êtes là pour nous parler de Tokyo Drift, le nouvel opus de votre saga « Fast & Furious » à vous.

Neal : ah Tokyo Drift ! j’adore tout ce qui roule vous savez...

Fake : comment vous est venu l’idée de ce nouvel épisode ?

Neal : Ah ça a été une galére sans nom ! Vous savez quel soin j’apporte aux scénario de mes productions... donc là, j’étais désespérément à l’affût de l’idée du siècle... un beau jour, mon pote scénariste Chris Morgan m’invite a faire une partie de Mario Kart chez lui... et il me met la pâtée toute l’aprés-midi... je finis par comprendre que c’est parce qu’il maîtrise super bien la technique des dérapages à flammes rouges, celles qui vous donne du boost...et d’un coup, ça fait schbing là-dedans : Fast & Furious 3 aura pour sujet cette technique du « drift » et pour rendre hommage à Miyamoto, l’action prendra place au Japon : Tokyo Drift était né !

Mario en plein Drift

Fake : Ceci explique cela !

Neal : Au fait, le film vous a plu ?

Fake : ...

Neal : Le film vous a pas plu ?

Fake : ... disons que les scènes de caisses sont sympa sans plus... et les gonzesses aussi.... ... mais bon le scénario...

Neal : Ah putain, j’en étais sur... on aurait du aller plus loin... moi je voulais qu’il y ait le grand prix champignon, que les concurrents puissent se lancer des bananes... mais mes associés n’étaient pas d’accord.... vous savez qu’on a failli avoir Donkey Kong en guest ?

Fake : Je l’ignorais... en revanche vous avez Sonny Chiba, c’est pas mal... puis à la fin y’a même...

Neal : Chut !!! Ne gâchez pas la surprise finale, déjà que vous trouvez mon scénario pourri. Je peux vous parler de mon prochain film si vous voulez ? 

Fake : .... Faut vraiment qu’on y aille Mr Moritz. (bruit du journaliste qui s'en va et qui est déjà très très loin)

Neal : ok... A la prochaine alors....

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La nuit nous appartient - James Gray (K-ritiK) posté le lundi 03 décembre 2007 11:27

affiche 

Hier je suis allé voir "La nuit nous appartient" et je dois bien avouer que j'y suis allé un peu à reculons: les précédents films de James Gray (The yards & Little Odessa) m'ayant passablement ennuyé... Même s'ils sont très bien réalisés et interprétés, j'ai toujours trouvé qu'ils n'étaient pas impliquants, car trop froids et trop distanciés. 

J'avais peur qu'il en soit de même avec "la nuit nous appartient", j'avais tort... ça faisait même un petit moment que je n'avais pas été autant impliqué dans un film.

 distance et froideur

L'histoire est simple, "presque" classique, mais elle fonctionne redoutablement.

Bobby (excellent Joaquin Phoenix, dont le regard habité rappelle, je trouve celui de Mel Gibson) est un peu le mouton noir de sa famille: son père et son frère sont dans la police, tandis que lui tient une boite de nuit et mène une vie assez rock n' roll. Tout va basculer pour lui le jour ou la police va s'intéresser de près à un dangereux trafiquant de drogue, familier du club que tient Bobby. Pour ne pas se retrouver entre deux feux, Bobby va devoir choisir son camp: aider les flics à coincer le truand ou protéger son établissement, autrement dit il devra choisir entre préserver son choix de vie (en complète opposition avec sa famille) et sa famille. 

le choix

Avec une économie de scènes, le scénario pose très rapidement les bases de l'intrigue et le dilemme cornélien (du sang ) auquel va avoir à faire Bobby. Et là ou le film surprend et attrape le spectateur, c'est que ce dilemme est très vite résolu (alors que dans une narration classique, il aurait culminé lors du climax de fin),  pour laisser place aux conséquences de ce choix au niveau relationnel et existentiel (tout le destin/fatum de Bobby est en jeu)

conséquences

Si ce film réussit aussi bien à impliquer le spectateur, c'est donc en grande partie grâce au cheminement inattendu de son histoire, mais pas seulement: la réalisation de James Gray y est également pour beaucoup. Le réalisateur garde toujours le style sec de ses précédents films, mais à plusieurs reprises, aux moments forts de son récit, il opte pour un réalisation viscérale.

A ce titre, deux séquences courtes mais très marquantes m'ont cloué sur place, deux séquences qui par leur parti pris de mise en scène, leur montage et surtout leur traitement sonore délivre une atmosphère anxiogène des plus efficaces:

- la visite du repaire des trafiquants ou les palpitations du coeur de Bobby infiltré se font de plus en plus envahissantes à mesure que son stress augmente

- une course poursuite en voiture, sous une pluie battante, ou ce sont cette fois ci les essuie-glaces qui scandent de plus en plus bruyamment le rythme (& la tension) de la scène.

pluie battante 

Le scénario, la réalisation et l'interprétation sans faille font de ce film un petit bijou particulièrement remuant à voir absolument. Ah oui, et la musique de Wojciech Kilar est très bien (même si elle a parfois tendance à souligner un peu trop les séquences d'émotions) 

O.

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