Cet interview est extraite du magazine « Fake », le célèbre mensuel qui prêche le faux pour savoir le vrai.
Fake :
Bonjour Neal Moritz ! Vous êtes le producteur
chevronné des Fast & Furious, SWAT, Torque, XXX
etc...
Neal : Tout à fait,
mais qu’entendez-vous par « chevronné »
?
Fake : Bah ça veut
dire que vous avez beaucoup de chevrons (rires)
Neal : ah oui, sur la
tête ou sous le capot ? ahaha...
Fake : hmmm...bon
aujourd’hui, vous êtes là pour nous parler de
Tokyo Drift, le nouvel opus de votre saga « Fast &
Furious » à vous.
Neal : ah Tokyo Drift !
j’adore tout ce qui roule vous savez...
Fake : comment vous est venu
l’idée de ce nouvel épisode ?
Neal : Ah ça a
été une galére sans nom ! Vous savez quel soin
j’apporte aux scénario de mes productions... donc
là, j’étais désespérément
à l’affût de l’idée du
siècle... un beau jour, mon pote scénariste Chris
Morgan m’invite a faire une partie de Mario Kart chez lui...
et il me met la pâtée toute
l’aprés-midi... je finis par comprendre que
c’est parce qu’il maîtrise super bien la
technique des dérapages à flammes rouges, celles qui
vous donne du boost...et d’un coup, ça fait schbing
là-dedans : Fast & Furious 3 aura pour sujet cette
technique du « drift » et pour rendre hommage à
Miyamoto, l’action prendra place au Japon : Tokyo Drift
était né !

Fake :
Ceci explique cela !
Neal : Au fait, le film vous
a plu ?
Fake : ...
Neal : Le film vous a pas
plu ?
Fake : ... disons que les
scènes de caisses sont sympa sans plus... et les gonzesses
aussi.... ... mais bon le scénario...
Neal : Ah putain, j’en
étais sur... on aurait du aller plus loin... moi je voulais
qu’il y ait le grand prix champignon, que les concurrents
puissent se lancer des bananes... mais mes associés
n’étaient pas d’accord.... vous savez
qu’on a failli avoir Donkey Kong en guest ?
Fake : Je
l’ignorais... en revanche vous avez Sonny Chiba, c’est
pas mal... puis à la fin y’a même...
Neal : Chut !!! Ne
gâchez pas la surprise finale, déjà que vous
trouvez mon scénario pourri. Je peux vous parler de mon
prochain film si vous voulez ?
Fake : .... Faut vraiment
qu’on y aille Mr Moritz. (bruit du journaliste qui s'en
va et qui est déjà très très
loin)
Neal : ok... A la prochaine
alors....





) auquel va avoir à faire Bobby. Et
là ou le film surprend et attrape le spectateur, c'est que
ce dilemme est très vite résolu (alors que dans une
narration classique, il aurait culminé lors du climax de
fin), pour laisser place aux conséquences de ce choix
au niveau relationnel et existentiel (tout le destin/fatum de Bobby
est en jeu)

