Enfer et damnation ! Après le tristement raté "Chrysalis", voici qu'une nouvelle tentative de SF française me déçoit dans les grande largeurs... T T
Pourtant à la base, un film puisant une partie de son inspiration (incon- ou -sciemment ?) dans le puissantissime manga "Blame", avait de fortes chances de me séduire dans les grandes longueurs...


Hélas, pour ma part, "Eden log" est juste parvenu à instiller ennui et agacement... et beaucoup de frustrations aussi.
La faute à quoi ?
1. Le Scénario
Dans un futur proche, un homme (Clovis Cornillac) se réveille au niveau -5 d'une installation labyrinthique appellé Eden Log. Frappé d'amnésie, il entreprend de rejoindre la surface de la terre pour comprendre ce qu'il lui est arrivé. A chaque nouveau niveau qu'il franchit, il retrouve un peu plus de sa mémoire disparue et s'approche davantage de l'horrible vérité que dissimule Eden Log...
Ce scénario rappelant la progression du Killy de Blame dans un environnement de plus en plus inhospitalier tourne autour d'une idée trop brillament exploitée dans un autre film assez récent pour vraiment faire vibrer le spectateur (sauf si ce dernier n'a pas vu le film en question, ce qui a peu de chance d'être le cas vu le succès qu'il a rencontré)... Tant et si bien que la révélation finale (confusément narrée en plus) tombe complétement à plat.
2. Le Production Design
Toute l'histoire se passe dans des conduits/tunnels/grottes/préfabriqués peu éclairés, ou pendouillent souvent des cables, et ou proliférent les racines d'un arbre géant. Pourquoi pas ? ça aurait pu donner une pure ambiance, bien claustrophobique, à condition que les différents tableaux/niveaux ne sombrent pas dans la monotonie... j'ai trouvé que c'était malheureusement le cas...

C'est d'autant plus dommage qu'il semble que l'Eden Log Team se soient inspiré de "The Descent" pour certains concepts visuelles... ça aurait été judicieux de s'inspirer également d'un des éléments qui, je trouve, casse la monotonie du décor de "The descent", à savoir l'utilisation de Flares de différentes couleurs... Dans Eden log, tout semble déséspérement monochromatique, et hormis les nombres des niveaux que croisent le héros, il n'y a pas grand chose qui indique qu'il y ait vraiment une progression.
3. La Mise en scéne
Le choix de la caméra portée très proche du personnage, très chaotique, j'ai rien contre (derniérement dans "28 semaines plus tard", j'ai adoré l'emploi ce parti pris)...sauf qu'ici, ça m'a saoûlé assez vite... (et je ne parle pas des combats qui sont des monuments d'abstraction et qui ont pour effet de fatiguer le spectateur plus que de l'emmener dans le trip viscéral voulu par les auteurs)...
c'est dommage, par moment, il y a de très belles idées, comme notamment toute cette longue introduction hypnotique, dans laquelle le réveil du héros est montrée par l'intermédiaire de flash lumineux intermittents...
Conclusion
Bref, on n'est pas dans un ratage aux proportions bibliques comme dans "Chrysalis" (j'exagére, mais je suis vraiment sorti de ce film dégoûté par ce gachis made in gaumont), Eden Log a au moins le mérite d'aller aux bouts de certains de ses parti-pris (contrairement au Leclerc qui partait dans tous les sens, tant au niveau du fond que de la forme), mais au final, quand on sort du film, on a juste mal au crâne tout en se disant "tout ça pour ça..."... et on se dit aussi qu'à cause de ce genre de métrage mal-produit, les prochains projets de SF frenchy dignes de ce nom resteront moisir dans les tiroirs...



